Depuis trois ans, l’intelligence artificielle se fraie une place dans nos usages personnels et professionnels. Si bien qu’aujourd’hui, près de 68 % des Français ont déjà eu recours à l’IA générative selon le dernier rapport de l’Ipsos.
En agence de relations presse, celle-ci permet notamment de créer des graphiques, de veiller des sujets, d’apporter un regard externe et une aide supplémentaire sur la rédaction d’un communiqué de presse. Autrement dit, ces outils accélèrent le travail des équipes, mais leur usage sans cadre expose l’agence, ses clients et les journalistes à des risques concrets : diffusion d’informations non vérifiées, fuite de données confidentielles, ou perte de la supervision humaine sur des contenus publiés au nom d’un client.
Chez Presstance, cela fait plus d’un an que nous utilisons les IA génératives (Claude ou ChatGPT, entre autres). Pour encadrer l’usage de l’intelligence artificielle et faire preuve de transparence vis-à-vis de nos de clients et des journalistes avec lesquels nous sommes en contact, nous avons décidé de construire une charte IA.
Une charte adossée au SYNAP
En tant que membre du Syndicat National des Professionnels des Relations Médias, Presstance a participé à la création de la Charte IA élaborée par le regroupement des attachés de presse.
Notre agence a décidé de pousser la réflexion plus loin en personnalisant cette charte. A partir du modèle conçu par le SYNAP, nous avons conçu un document qui s’adapte à nos usages et nos besoins.
Ce que dit la charte
Pour l’agence, l’intelligence artificielle reste un outil d’assistance. Elle vient améliorer l’efficacité des missions, sans se substituer à la responsabilité et au discernement ni à l’expertise des consultants.
- Usages autorisés : veille, synthèses, aide à la rédaction, création graphique, structuration d’angles, analyse de tendances, etc. Mais toujours avec une exigence de sourçage et de vérification.
- Usages interdits ou encadrés : la diffusion de contenus non relus, les témoignages fictifs, les citations inventées ou les modifications d’image non validées sont exclus des pratiques de l’agence.
- Protection des données : aucune donnée confidentielle client (bancaire, santé, fiscale, sociale, coordonnées personnelles) n’entre dans un outil d’IA.
- Responsabilité humaine : aucune production ne part sans relecture. Le consultant reste seul responsable du contenu livré au client ou aux journalistes, quelles qu’aient été les instructions données à l’outil.
- Communication sensible et gestion de crise : dans ces missions, l’IA se cantonne à un rôle de préparation. Toute prise de parole officielle est rédigée ou intégralement revue par un consultant senior, sans exception.
- Formation : les collaborateurs suivent, au minimum une par an, une formation sur l’usage et l’évolution de l’IA dans leurs pratiques.
Une charte non figée dans le marbre
L’intelligence artificielle évolue quotidiennement. Et la charte doit en être le reflet en étant révisée annuellement.
Afin de rester informées, nos attachées de presse restent en veille sur les nouveautés en matière d’IA.
Avec cette charte, notre agence formalise sa position : l’intelligence artificielle est un outil de productivité pour les métiers des relations presse, jamais un substitut au discernement, à la vérification et à la responsabilité qui définissent le métier d’attaché de presse.