Un café, des retours d’expérience, des questions sans filtre. Vendredi 3 avril, Presstance a animé une nouvelle session du « Café-visio des communicants » sur l’usage de l’intelligence artificielle générative. Avec une vingtaine de professionnels, les attachés de presse ont parlé de LMM, GEO, éthique… mais aussi d’avenir.
2026, l’année du basculement
Depuis 3 ans, l’IA se fraie une place dans nos usages personnels et professionnels. Si bien qu’aujourd’hui, près de 68 % des Français ont déjà eu recours à l’IA générative selon le dernier rapport de l’Ipsos.
Mais qu’est-ce que l’IA générative ? Il s’agit d’une catégorie d’intelligence artificielle capable de produire du contenu original à partir de données existantes (du texte, des images, du son, des vidéos…). Elle ne se limite pas à retrouver de l’information. L’IA générative comprend ChatGPT, Claude…
« Chez Presstance, nous utilisons les IA génératives depuis plus d’un an, encadré par les formations de notre syndicat, le SYNAP. Elles transforment profondément l’accès à l’information, c’est pourquoi les organisations doivent intégrer l’IA dans leur stratégie de communication. »
Véronique Martin, directrice de l’agence Presstance
Quelle différence avec les moteurs de recherche traditionnels ? Google propose des liens, l’IA produit directement une réponse structurée. Derrière cette capacité, les modèles de langage (LLM) permettent de comprendre une question et de rédiger comme un humain.
Définition LMM (Large Multimodal Models) : Il s’agit d’une extension interne des IA qui permet de les faire évoluer vers des systèmes plus complets et plus contextuels en traitant simultanément plusieurs types de données. Ex : répondre à une question à partir d’un document visuel. Les LMM les plus connus sont : ChatGPT et Gemini.
Mais est-ce suffisant pour lui déléguer l’ensemble des missions ?
Encadrer l’usage : une exigence professionnelle
L’adoption de l’IA pose immédiatement la question du cadre. Au travers de la Charte IA proposée par le SYNAP (Syndicat National des Professionnels des Relations Médias), présentée par Véronique, trois principes ont été posés :
- La responsabilité : L’IA reste un outil d’assistance, jamais un substitut. Pas de diffusion sans validation humaine, pas de contenu trompeur, pas d’automatisation des relations médias.
- La transparence : L’usage de l’IA ne doit pas créer d’ambiguïté vis-à-vis des clients ou des partenaires lorsqu’il influence une production.
- La protection des données : L’exposition d’informations sensibles dans des outils d’IA constitue un risque réel. Paramétrage, anonymisation… La vigilance doit être un réflexe constant.
« Un salarié qui cherchait des informations sur son entreprise, a retrouvé des éléments confidentiels, surement transmis à l’IA par son auteur, concernant… la liquidation prochaine de l’entreprise. Si c’est confidentiel, je ne le donne pas à l’IA ! »
Véronique Martin, directrice de l'agence Presstance
Pour maîtriser l’IA, il faut y être formé. Prompt, vérification des sources, compréhension des biais et paramétrages des outils sont autant de dimensions qui relèvent de l’apprentissage et de la pratique. Le risque, sinon, est double : produire des contenus approximatifs et fragiliser la crédibilité de l’entreprise.
La formation continue devient donc un enjeu central pour les communicants dont l’objectif est de maîtriser un outil qui influence désormais directement la production et la diffusion de l’information.
Chez Presstance, cet apprentissage s’inscrit dans la durée, notamment via les formations du SYNAP, afin de structurer des usages fiables, encadrés et adaptés aux exigences des relations médias.
De SEO à GEO : une nouvelle logique de visibilité
Lors du Café-visio, nous avons demandé aux communicants s’ils étaient familiers avec le GEO (Generative Engine Optimization).
Si le SEO permet d’indexer une entreprise sur Google, le super pouvoir du GEO est de permettre à une entreprise d’être sélectionnée dans les réponses des IA. Et comme nous savons désormais qu’une grande partie des recherches s’effectuent sur les moteurs de recherche des outils IA, il devient essentiel d’y être référencé.
Mais comment ? Contrairement à une idée répandue, les IA ne produisent pas de l’information ex nihilo. Elles sélectionnent, agrègent et hiérarchisent des sources. Celles-ci répondent à des critères précis : fiabilité, reconnaissance et qualité éditoriale.
Conséquence directe : tous les contenus ne se valent pas. Alors que les réseaux sociaux sont peut mobilisés dans ces logiques, les médias et les sites institutionnels sont déterminants.
Au centre du GEO : les relations presse
Dans un environnement saturé de contenus générés, la valeur se déplace vers la source. Ce qui compte n’est plus seulement ce qui est dit, mais d’où cela vient.
La bonne nouvelle pour notre métier est que les relations presse prennent une nouvelle dimension. Un article publié dans un média reconnu, un communiqué structuré, une prise de parole experte deviennent des points d’ancrage pour les IA.
Autrement dit : travailler sa visibilité médiatique, c’est aussi travailler sa présence dans les réponses générées. Ce déplacement change la lecture des stratégies de communication. Produire du contenu ne suffit plus. Il faut produire des contenus identifiés comme fiables et légitimes.
Pour une entreprise, cela pose des questions concrètes :
- Apparaît-elle dans les réponses des IA ?
- Ses contenus sont-ils identifiés comme des sources fiables ?
- Sa stratégie de relations presse est-elle alignée avec ces nouveaux usages ?
Ce café-visio n’avait pas vocation à apporter des réponses définitives, mais à poser un cadre clair. L’IA modifie l’accès à l’information. Le GEO transforme les règles de visibilité. Et dans cet environnement, la valeur revient à ceux qui produisent des sources crédibles.
Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus uniquement d’être visibles, mais d’être reconnues comme des références. Cela passe par une stratégie de contenus structurée, mais surtout par une présence médiatique cohérente et régulière. C’est précisément le rôle des relations presse.
Chez Presstance, agence de relations presse depuis plus de 30 ans, les attachés de presse ont intégré les transformations opérées par l’IA et adaptent leurs méthodes et outil de communication pour que nos clients soient toujours et encore plus connus et reconnus.